Les Violoncelles d'Octave

Statistiquement ;  (Les Violoncelles d'Octave) posté le samedi 28 juillet 2007 00:10

    Non, non. La réglette. Je continue Orange Day (je l'aime beaucoup trop pour la laisser, vraiment) mais, enfin j'hésite un peu à publier encore mes histoires par la suite : D Merci pour tes commentaires, au fait. Ca m'a fait très plaisir (:

     Il releva son visage blanc, sans un mot, les traits serrés par une angoisse nouvelle lorsque Joshua enroula ses doigts dans les boucles brunes d’un homme au sourire triste. Son ami le regarda, la bouche entrouverte. Fiacre le scrutait du regard, dévisageant l’homme qu’il tenait entre ses bras dorés. Il éclata de rire et lâcha Kylian en le fixant d’un air franc, ses grands gris pétillants de vie. Il courut vers Fiacre, slalomant entre les serveurs et les tables en souriant sous les commentaires muets de son ami. Son grand ami. Il s’arrêta au bar, les mains tendues vers le visage offert et embrassa la bouche aussi pâle que la peau d’un chaste baiser.

- Bonjour.

- Bonsoir, murmura Fiacre en commandant une tequila.

    Joshua roula des yeux et marmonna :

- Tu veux toujours te faire remarquer, hein ?

    Fiacre le fusilla du regard mais n’ajouta rien. Il glissa sa main vers son sac, le visage fermé. Ses traits pâles durs comme la glace.

- C’était qui ? Demanda le jeune homme en sortant un carnet de dessin.

- Kylian… Un vieil ami. Son copain vient de rompre et…

- Son copain ?

- Tu as un problème contre ça ?

    Il le regarda, la bouche pincée par une jalousie incontrôlée.

- Non… Fiacre bredouilla une excuse et courut jusqu’aux toilettes en serrant fort son cahier contre lui. Pfff…

    Il tourna les pages jaunies par le temps, maladivement, ses grands yeux palpitants sous les traits grisâtres qui défilaient. Sous les croquis exquis qui déambulaient. Et il s’arrêta anxieux devant la page cornée. Ses doigts glissèrent le long du papier, redessinant inlassablement la vieille esquisse. Joshua toqua à la porte des W.C en riant.

- Tu aurais pût m’inviter…

- Va rejoindre ton gigolo de copain et laisse-moi tranquille ! Pesta Fiacre en refermant brutalement son cahier d’artiste.

- Tu es jaloux ? Ria le jeune homme en dessinant un cœur de la pointe de son pied.

- NON !

- Alors… Tu m’aimes ? Demanda Joshua avec une pointe d’espoir dans la gorge.

- … Laisse-moi tranquille.

    Le blond sursauta. Il ne s’était pas attendu à ce qu’il ouvre la porte. Il caressa la main pâle et rigide et sourit.

- Tu viens aux toilettes avec moi ?

    Fiacre soupira et bredouilla une excuse pour se défiler mais son « ami » le retint par le bras.

- J’y tiens… Vraiment !


    Nathan soupira d’aise et referma délicatement le livre qui l’avait captivé pendant plus de six heures d’affilées. Au loin, luisaient gracieusement les lumières du parc de nuit et il se leva sans un bruit. Les draps froids étaient restés là, immobiles pendant tout le temps de sa douche. Il soupira, agacé. Seth avait peut être raison. La solitude le rongeait parfois. Il longea le mur, ses pieds nus frôlant la moquette sans bruit et ouvrit le vieux dressing. L’horloge sonna minuit et il éclata de rire. Depuis quand ne dormait-il plus ? A vrai dire, il ne savait plus. Enfin, si il n’avait su qu’une fois, au moins. Il enfila un grand imperméable et glissa discrètement dans la cage d’escalier. Il aimait sortir sans se faire remarquer par Mme Chourez, se faufiler dans les couloirs, se cacher dans les ombres et courir enfin le sprint final dans le long corridor étroit. Tout était devenu un jeu depuis qu’il était là. Nathan ouvrit la porte et ria à gorge déployée sous les regards noirs des démons qui terminaient nonchalamment leur nuit électrique dans le vieux caniveau.

    Il tourna sur sa gauche et s’arrêta devant le grand portail de fer forgé. Le parc de nuit. Ça faisait longtemps que plus personne n’y allait dans ce gigantesque jardin aux lumières vives. Les gens s’en étaient peut être lassés ? Mais le démon avait trouvé dans cet endroit un attrait particulier, une certaine solitude qui lui appartenait. Il referma le portail derrière lui dans un grincement joyeux.

- Euh… Monsieur ?

    Le jeune homme se retourna d’un geste brusque et agressif mais n’aperçut que deux grands yeux vert brillant dans la nuit.

- Je… Je… suis désolé. Je vous ai fait pe… peur. J… Je… crois, bafouilla-t-il en tordant ses mains maladivement.

- Euh… Ce n’est rien. C’est juste que le parc de nuit n’est pas très… Fréquenté. Vous m’avez surpris. VOUS NE M’AVEZ PAS FAIT PEUR !

    Le petit démon recula d’un pas, fermant ses yeux, voilant son corps dans la nuit sombre.

- Jesuislejardinier, lâcha-t-il d’une traite. EtçafaitlongtempsquejevousobserveMonsieur.

    Nathan le dévisagea. Il était soudainement vexé de ne s’être jamais senti observer.

- Je… Je… peux vous appeler… Nathan ?

- AAAAAAAAAAAAH ! è_é Ne m’appelle surtout pas comme ça ! O: Euh… Il repensa au livre qu’il venait de finir et sourit. Appelle-moi Fiacre ! : D

- Fiacre ?

- Enfin ne m’appelle pas du tout, je préfère (:

- Fiacre, murmura-t-il en rouvrant ses yeux. C’est… C’est… dans « La mort angélique » , non ? bredouilla l’inconnu.

    Nathan le regarda et esquissa un sourire charmant. Il n’avait jamais rencontré quelqu’un qui lisait les même livres que lui.

- Et toi ?

- M… Moi ?

- Ton prénom.

- Euh… Euh… Coins.

- Et bien… Enchanté alors, Coins.

    Coins sourit dans la nuit et le regarda, ses yeux brillant de plus belle.

- Au revoir, jeune fille, chantonna Nathan en tournant les talons.

    Silence. Le petit démon le regarda s’éloignait.

- JEUNE FILLE ?! Oô

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Statistiquement ;  (Les Violoncelles d'Octave) posté le vendredi 03 août 2007 14:34

       << Jeune fille… >> Coins soupira, agacé. Le parc de nuit. Il avait souvent vu le grand jeune homme déambulait dans les ombres éclairées, sans mot, un livre à la main, ses cheveux d’une noirceur abyssale baladés par le vent. Il longea les murs du couloir étroit de son vieil appartement. << La mort angélique >> Ses petits doigts blancs comme dix éclairs de lune pianotèrent prestement le long de la bibliothèque, s’arrêtant sur plusieurs livres qu’il jetait nonchalamment sur le vieux divan. << Vieux… >> Tout chez lui était vieux. Il était mort vieux, il vivait dans un vieux quartier, habitait dans un vieil appartement, travaillait dans un vieil endroit… Il était vieux. Sûrement beaucoup plus vieux que celui qui funambulait dans les chemins sinueux du parc de nuit. Le vent tourna les pages d’un vieux manuscrit grec posé négligemment sur le petit bureau et Mr Tournières -le voisin du dessus- jouait avec charme un vieux morceau de violon. << Vieux… >> Encore et encore ce mot sans fond. Le garçon soupira d’aise. Il emporta la bonne dizaine de livres avec lui dans la salle de bains aux allures d’ancien français.

    Nathan courait, << La mort angélique >> encore dans les bras. Le grand clocher sonna les dix heures du matin et il chercha du regard la fragile silhouette de son jeune ami. Perché sur le perron d’un marchand de fleurs, Self vacillait élégamment. Il leva le bras, sans conviction, d’un geste las et blasé. On aurait dû avoir peur que le manque de ponctualité de ses amis ne lui fasse plus rien. Le jeune homme se planta devant lui et le salua maladroitement.

- Ah ! Self ! Je suis désolé…

- Ce n’est rien… --'

- J’ai terminé !

- De quoi ?

- << La mort angélique >> !

- Ah… Il était bien ?

- Par-fait ! : D Appelle-moi Fiacre, d’ailleurs !

    Le garçon soupira.

- Et sinon ?

- Sinon ?

- Oui, murmura le jeune démon. Qu’est-ce que tu fais, en ce moment ?

- J’ai rencontré quelqu’un hier soir.

- Hier soir ? Il arqua un sourcil et reprit. Quelqu’un ?

- Une jeune fille charmaaaaante ! : D Elle a lu << La mort angélique >>, c’est pour te dire.

- Une jeune fille charmante, tu dis.

- Je dis.

- Elle s’appelle Coins : D

- Coins… Quel livre ?

- Hum ? Comment ça quel livre ?

- Dans quelle livre, elle est, celle-la ? --'

 
- SELF ! Je te jure qu’elle existe vraiment ! Au parc de nuit.

- …

- Je le jure sur la tête de mon propre frère !

- Tu n’aimes pas ton frère, Nathan --'

- FIACRE ! è_é

- … Fiacre. --' Enfin… Récapitulons. La veille au soir, tu aurais rencontré une jeune fille nommée Coins au parc de nuit ?

- Ouii, c’était le jardinier !

- Le jardinier ? C’est une fille ou un garçon ?

- Une fille ! O:

- Alors la jardinière… Fiacre --' ET tu me dis, que tu ne l’as pas inventé ?

- Je ne comprends pas pourquoi c’est difficile à croire… Oô

- … Moi non plus. --'

Flash back.


Décembre 2005.

- SELF ! JE SUIS AMOUREUX ! <3

- De qui donc ? --

- Hermione !

- Hermione ?

- Hermione Granger <3

- Oô D’Harry Potter ?

- Elle est magnifique n’est-ce pas ? *-*

- Mais… --

Septembre 2004.

- SELF ! JE SUIS AMOUREUX ! <3

- De qui donc ?

- Zophia !

- Zophia ?

- OUIIII ! <3

- De << 7 jours pour une éternité >> ?

- Ouii ! N’était-elle pas sublime !

- Maais… Oô

 

Octobre 2001.

- SELF ! JE SUIS AMOUREUX ! <3

- De qui donc ? : D

- La Belle !

- La Belle ?

- Ouiiiii ! *-*

- De la Belle & la Bête ?

- OUI ! Elle est parfaite, n’est-ce pas ? <3

- Maaais…

Fin.


- Oui… Je ne vois vraiment pas pourquoi --', reprit Self.

Post Scriptum. Voooilà : D Enfin, ce n'est pas très bien mais j'ai au moins poster quelque chose de potable ><" Je repasserai peut être ce soir, je ne sais pas =D Ou peut être que je publierai quelque chose d'autre si j'ai terminé (: Enfin sinon. Bonne journée/soirée : D Et à la revoyure : D Dans le prochain texte, on devrait parler du rendez-vous de Self avec son "admiratrice secrète" *-*  J'aime torturer mes personnages <3

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Loin du froid de déceeembre (8)  (Les Violoncelles d'Octave) posté le mardi 14 août 2007 14:19

                                    << Vous aimez le basket, Commandant ? >> Comment allez-vous ? Ni grippe aviaire, ni fièvre jaune ? Parfait ! : D << Comme Malon, avec calme >> Je regarde "Aterrissage impossible" après une semaine de vacance chez les riches et un caniche (charmant caniche, soit dit en passant) Soit. Je suis là (: Et comme je suis encore en vacance et que j'affectionne tout particulièrement cette histoire, je pense réecrire encore un peu O: Histoire de changer quelques détails "dérangeants". Voyez-vous, amis Casper, j'ai plus d'aisance à écrire avec des garçons (qui aiment des garçons, of course --') ces derniers temps. J'ai des lubies comme ça... Breffons ! Je pense changer quelques personnages (enfin un à ma connaissance). Oui, parce que bon... J'ai besoin que Klams devienne un garçon O: Oh my God ! << Oh... Far away (8) >> Parce que c'était censé être un garçon, en plus O: Enfin. Je pense poster un texte et commencer la réecriture : D Et sûrement une nouvelle tête à cette page virtuelle. Adieux. << Merci La réglette, au fait : D >>(si tu as un blog, j'aimerai beaucoup avoir l'adresse, s'il te plaît : D) 
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Statistiquement ;  (Les Violoncelles d'Octave) posté le mardi 14 août 2007 14:49

- Et toi, ton rendez-vous ? demanda Nathan.

- Ah... Mon rendez-vous ?

    Start spreading the news, I'm leaving today I want to be a part of it New York, New York These vagabond shoes. Are longing to stray Right through the very heart of it. New York, New York. I want to wake up in a city. That doesn't sleep And find I'm king of the hill. Top of the heap. These little town blues. Are melting away I'm gonna make a brand new start of it In old New York. If I can make it there. I'll make it anywhere It's up to you. New York New York. Le parc de nuit était beau le jour. << Et c'est là, que, comme le vent, le silence avait balayé les éternels chérubins qui chantaient en haut de l'arbre. >> Il sourit, tourna une page du livre. Coins marchait, Frank Sinatra chantait. << New York New York >> Se souvenait-il d'avant ? Toute sa vie depuis sa mort, il n'avait fait que se souvenir. D'elle, de la grande maison américaine, de la guerre, de la ville, des gens... Et New York résonnait fort dans le parc des âmes.

 

Automne 1969. 

   

    << Et c'est là, que, comme le vent, le silence avait balayé les éternels chérubins qui chantaient en haut de l'arbre >> Il sourit, tourne une page du livre.

- Tu lis encore ces imbéciltés ? --' pesta Madame Jason en traçant un silence dans la poussière des livres.

- Gane...

- AH NON ! Monsieur Hert Jason ! Ne va pas me dire que ce ne sont pas des débilités sur papier...

    Le vieil homme ne répondit rien et pivota sur son siège, lorgnant d'un regard sans fond les rideaux de satin blanc.

- Hert...

- Hum ?

    Gane agita doucement les boucles blondes qui encadraient tendrement la chair pâle de son visage rond. Son odeur grisante parcouru la pièce, déambulant avec insolence sur la peau du vieillard. Il tira les rideaux, illuminant sèchement le grand salon blanc. Elle pressa les longs doigts du jeune homme, refermant de temps à autre sa paume sur la sienne.

- Je suis désolée... C'est juste que j'ai un peu peur.

- Je sais. Ne t'inquiète pas. Il embrassa ses lèvres rougies. Tout va très bien et tout ira très bien pendant trèèèès longtemps.

- Hert... 

- Oui ?

- Je t'aime.

- Oui... Je sais.

    Il soupira, tourna une page du livre. S'était-il demander à ce moment-là, pourquoi il n'avait pas réussi à dire << Moi aussi >> ?

 

- Oui... Ton rendez-vous, soupira Nathan en observant prestement son reflet dans une cuillère. 

- Ah... Et bien... Il s'est passé... --' marmonna Self

 

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