Trinquons l'ami !  (Les Saxophones d'Octobre) posté le vendredi 29 juin 2007 18:15

10.32 ;

    La petite fille se pencha par la fenêtre, laissant ses jolies boucles blondes ds'agitaient dans le vent silencieusement. Jolie silhouette aux yeux turquoises, Airy ondulait le long de l'asphalte.

- Silk ! 

    Airy leva la tête et observa la fenêtre solitaire où l'enfant avait perché ses traits parfaits en souriant. 

    Silk se laissa tomber sur le fauteuil, désamparé. Ah ! Que Faye avait l'air mauvaise quand elle le regardait comme ça ! La jeune fille sourit à Airy qui l'observait de la chaussée et ferma la fenêtre. Il tendit les bras vers les carreaux translucide et dansa dans la luminescence de l'automne. 

- Ecoute...

- Je ne veux rien savoir, l'interrompit Faye en jouant de ses cheveux. J'aimerai juste te poser une question... Airy ? Qu'est-ce que tu lui as fait ?

    La petite fille tortilla docilement une de ses jolies boucles et sourit avec orgueil, réhaussant fièrement ses paumettes parfaites.

- Rien.

    Faye l'admira. Avait-elle déjà vu si beau visage ? Il se leva de son perchoir et glissa sur le plancher gracieusement jusqu'à la kitchinette.

- Ah bon ?

- Ah bon ? singea l'enfant, fière de ses positions.

- Tu ne veux rien me dire n'est-ce pas ?

    Silk esquissa à nouveau un petit sourire.

- Te dire quoi ? Je n'ai rien à te dire puisque je n'ai rien fait...

    La petite fille plongea ses yeux de ciel dans ceux de son amie et Faye mit fin à l'entretien d'un geste désintéressé de la main.

- Je te crois... Mais sache que... 

    Elle sourit narquoisement et grimpa les escaliers avec élégance. Silk haussa les épaules et ouvrit la fenêtre. Il chercha du regard la jolie silhouette du bel Airy mais il était déjà parti quand il sentit les doigts tièdes du jeune homme se posait sur son épaule fragile.

- Tu m'espionnes ?

    Silk avait sursauté et il l'avait rattrapé avant qu'il ne tombe par mégarde par la fenêtre. Maintenant, blotti dans son cou, il voyait le cordon sombre de son collier. Il caressa la nuque brûlante, respira l'odeur humaine du jeune homme.  Il toussota, mal à l'aise. L'enfant qu'il jouait rougit mais n'était-il pas vraiment gêné de s'être laissé porter par ses vils désirs ?

- Je... Vous chercher, murmura la petite fille en tortillant ses doigts.

    Airy le déposa au sol et lui ébouriffa les cheveux en riant.

- Oh... Je prenais juste un peu l'air ! Maintenant ça va mieux ! =D

- Vous avez un joli collier ! lança Silk en désigna de son doigt potelet l'objet scintillant.

- Merci... =)

- Faye semblait enervée quand elle vous a vu avec !  continua-t-il avec l'air le plus innocent du monde.

- C'est une fille bizarre --'

- Très !

    Airy ria et l'embrassa sur le front. Il serra un peu plus fort entre ses doigts le cercle froid comme si, il avait eu le mince espoir de le réchauffer.

- Vous y tenez ?

- Beaucoup !

    Silk le fixa, gêné.

- Vous le rendriez au propriétaire ? demanda-t-il.

- Oui ! répondit Airy en souriant. Parce que... (il s'arrêta pour le regarder

- Parce que ?

- J'y tiens ! 

- Pardon ?

- Laisse... (il glissa le collier sous sweet Tu sais où est Faye ?

- En haut !

- Merci beaucoup !

    Il sauta les deux premières marches de l'escaliers en courant et esquissa un sourire à l'égard de l'enfant avant de disparaître dans le couloir du haut.

- Après tout, ce n'est qu'un collier --' 

 

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Trinquons l'ami !  (Les Saxophones d'Octobre) posté le jeudi 05 juillet 2007 21:47

    Il toqua à la porte, caressant le bois de la porte de ses longs doigts pâles. La main posée sur la poignée, il avait semblé à Silk qu'il dormait. Lui, si paisible avec ses longs cils sombres qui survolaient sa peau dans une courbe parfaite. Le démon charmant s'adossa au mur. Quelle jolie respiration avait cet humain ! Et à ce moment où seuls la vie d'un garçon résonnait pour lui, il avait seulement l'envie de sentir son coeur jouait pour lui l'osmose de l'être entier. Lui qui était mort avant même d'avoir vécu, cet humain était un rêve. Silk joua avec le ruban clair de sa robe d'automne. Etait-ce si malsain de désirer un pauvre garçon blafard asphixié par l'amour, déguisé en petite fille ?

    Une voix claire lui répondit. Airy sursauta et ressera l'étreinte sur la poignée. Cette voix si enfantine et lisse. Cette mélodie délicieuse. Voilà bien longtemps qu'il ne l'avait pas entendu mais il ne préféra rien risque et demanda:

- Faye ?

- NON ! Tu veux lui parler ?

- Nolan !

- Je ne peux pas t'ouvrir... Je suis tout nu ><

- Oh ^^' Je te laisse tranquille, alors... Tu descends ?

- Non.... Faye ! 

- Dommage... murmura Airy en quittant le couloir.

     Il erra au beau milieu de l'escalier, son beau regard infini dans la bibliothèque suspendue perdu entre Baudelaire et Rostand quand il entendit la douce chanson du bel inconnu aux yeux d'écarlate.

- Tangue. Tangue. Tangue.  Comme la mélodie. Tangue. Tangue. Tangue. Là, tout près. Je tourne. Je tourne. Tu tangues. Tu tangues. Ma tête s'emballe. Mes yeux se révulsent. Et je tombe. Et tu vascilles. Puis le rire hilare. De la mort face aux maudits. Mourrir avec toi. C'était presque drôle, tu sais ?

    Airy s'apprêtait à dévaler les escaliers quand il entendit la jolie voix sucré reprendre. Comme si cette jolie tirade n'avait été que les premiers vers de la comptine fascinante.

- C'est au bout du quai. Qu'il le trouva assis. La tête enserrée par la mélancolie. Vomissant le plaisir de t'avoir vu...

    Silk sourit. Cette situation était peut être moins malsaine maintenant que les jolies boucles blondes avaient laissé place aux cheveux ébouriffés brun du démon. Airy trébucha malgré lui, embrassant goulument la dernière marche de l'escalier. Silence.

    Airy se releva, epousseta son pantalon en cigarette vert, essuya le sang qui glissait le long de son menton fuselé. "Lui..." songea-t-il en sentant son coeur s'arrêtait pour reprendre plus violement sa course sanguine.  Silk resta bouche bée devant le joli garçon. Que faire ?

- Silvain...

- Silvain ?!

- Euh... Excusez-moi ! Je... Enfin... Je ne voulais pas vous surprendre... Mais...

- Airy ! le coupa Silk en souriant. Comment allez-vous ? Mieux, j'espère...

- Ah ! Euh... Oui ! Maintenant que je vous ai revu du moins !

    Le charismatique jeune homme rougit à la remarque. Ce garçon respirait le naturel, avait-il pensé en même temps qu'il désirait ses lèvres chaudes de vie.

- Au fait ! Comme se fait-il que je ne vous aie pas entendu frapper ?

- Euh... La porte était ouverte ! mentit-il, mal à l'aise. Je me suis permis de faire une petite visite à Faye et vous êtes, si je puis dire, tombé à pic.

    Airy rit doucement quand il sentit le pendentif s'agitait sur sa peau nacrée. Il caressa la main de son interlocuteur, avant de détacher de ses longs doigts fins le collier chéri et de lui tendre. Silk refusa gentiment et embrassa sa paume délicatement. Le jeune homme sentit une bouffée de chaleur l'envahire en croisant l'envoûtant regard du démon.

- Je vous l'offre...

- Merci, répondit Airy plongé dans la léthargie de ses yeux.  Je... Vous pouvez me tutoyer !

- De même pour toi, lança Silk en se reculant un peu.

- Hum... =) Euh... Faye s'habille ^^' Elle ne va pas tarder je pense... Je voulais m'excuser pour la nuit dernière... Pour le baiser... Enfin... J'avais beaucoup bu et... Enfin.... Désolé !

- Tu regrettes ? demanda amèrement le jeune homme, qui avait apprécié.

- Euh... Et bien en fait... Regretter, regretter, regretter... Tu m'en pose une colle, là >< Je veux dire... Saoûl ou non, je l'aurai fait mais... Euh... Je ne suis pas gay ^^' Je sors d'une douloureuse rupture et je suis amour...

    Airy se tût et son regard se voila sombrement. Il secoua la tête et continua sur un ton monocorde:

- Enfin... Je suis toujours amoureux d'elle...

    Il étouffa un sanglot en songeant à elle. La belle Meendy au regard sombre. Le visage de Silk se rembrunit en entendant cette phrase.

- Qui ça elle ?

- Meendy >< Tu connais peut être ?

- Non... murmura-t-il.

- Enfin pour le baiser...

- J'ai compris !

    Airy fut surpris par la ton agressif qu'il avait employé. Avait-il aimé ? Il sourit et posa amicalement sa main sur son épaule.

- Je peux te présenter quelqu'un si tu veux ! =D

- Quelqu'un ?

- Oui... Enfin si tu es... Euh...

- Homo ? --'

- Euh... Oui... Enfin ><"

- N...

    Le jeune homme le coupa en l'entraînant vers le bar et continua.

- Mon cousin ! Il est gentil mon cousin !

- Parn ?

- TU CONNAIS PARN ? avait-il crié, surpris.

- Oui... Oô Il m'a fait peur, ce con...

- Tu en connais du monde, dis donc ! =D Faye, Parn, Cid...

- Cid ?

- Lui-même !

- Je pensais que...

    Il s'arrêta en croisant le regard d'Airy. La pupille claire luisait d'un éclat curieux.

- Je vois... Il essaye de me tiré les vers du nez --' Que tu avais dit Lid ^^"

- Oh... =/

    Airy haussa les épaules, et le fit s'asseoir sur un grand tabouret de bois.

- Je n'ai pas eu le temps de te le dire mais... Silvain est un très joli prénom.

 

 

 

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Trinquons l'ami !  posté le samedi 21 juillet 2007 04:12

- Tu es excité comme une puce, aujourd'hui, marmonna Anny en longeant les longs murs blancs de leur chambre. Ton amoureux ?

- Mon amoureux... soupira Yeardley en mordillant son long blanc. Anny... Je pars d'ici ! Et justement, pour mon amoureux comme tu dis...

- Ton amoureux, insista-t-elle. Elle roula des yeux et soupira. Yeardley... C'est un homme... Un adulte. Et il doit être marié, et avoir des enfants. Il a sûrement de grandes responsabilités. Surtout si ce que tu me dis est vrai... Et puis si c'est vraiment le cas, pourquoi irais-tu t'acoquiner avec quelqu'un qui tue des êtres humains ?

    Yeardley caressa ses joues pâles du bout de ses doigts ronds et sourit. Elle continua.

- Que tu aimes les hommes, je peux comprendre... Mais que tu aimes cet homme, je ne comprends pas, pesta-t-elle en tortillant ses petites mains dorées.

    Elle glissa le long de la porte pour s'arrêter devant la pâle reproduction d'un Monet, ses boucles rousses dansant sur ses épaules comme de ternes lueurs dans la nuit. 

- Je ne sais pas... murmura Yeardley, en fixant le plafond. Je ne sais vraiment pas...

    Anny se retourna, ses joues rondes comme deux soleils, rouges de colère :

- Tu ne sais pas quoi ? hurla-t-elle en se jetant sur lui.

    Yeardley tomba en arrière et rougit. Anny ne l'avait jamais regardé comme ça... Et là, l'enfant assise sur ses genoux lui souriait tendrement. Si tendrement... 

- Anny...

    Les petites lèvres rouges dessinèrent l'arc-de-cercle parfait d'un sourire, et elle embrassa chastement la bouche entrouverte de son ami. 

- Il ne t'aime pas... Tu entends ? Il ne t'aime pas...

    Yeardlay la poussa gentiment et se leva en epoussetant sa tunique pâle.

- Je m'en fous.

- Ne me laisse pas toute seule, supplia-t-elle en agitant ses jolies boucles autours de son visage d'ange.

- Viens avec moi !

- Non ! Tu sais très bien que je ne peux pas... Et toi non plus tu ne peux pas ! Quand admettras-tu que tu es malade ?

    Elle se releva, glissant ses petits doigts dans ces boucles et s'assit sur la petite balancelle, ses genoux fragiles serrés tendrement.

- Viens t'asseoir à côté de moi, murmura l'enfant.

- Je suis malade...

- Oui.

- Tu es malade...

    Anny sourit avec ravissement, et courut jusqu'à la porte de la chambre, les jolies dentelles de sa robe s'agitant selon ses mouvements légers. Elle glissa ses petits doigts le long de la poignée et se tourna, malicieusement vers son ami.

- Oui... C'est pour ça qu'il faut que tu restes avec moi... Nous sommes pareils. Toi et moi.

    Yeardley longea le mur et s'arrêta, immobile. A ce moment-là, la voix crystalline de l'enfant n'avait plus rien eu d'angélique.

- Nous ne sommes pas pareils, Anny... Dans deux ou trois mois tu seras soignée... Ta chimio est terminée, tes cheveux sont redevenus lumineux. Ton teint brille comme avant... Tu ne seras plus malade...

- Tu n'es pas vraiment malade, non plus, insista Anny en fronçant les sourcils.

- Non... Moi, je suis un mourrant.

    Anny poussa un cri et posa ses deux mains sur ses petites oreilles en fermant les yeux.  Mais Yeardley continua et hurla plus fort. Tellement fort...

- Tu entends ça ?! Je vais mourrir ? Anny ! Je vais mourrir ! Et je ne veux pas mourrir ici ! Là !  Avec ce foutu balcon sur lequel je ne peux même pas aller ! Je ne veux pas mourrir dans cet endroit qui sent la mort... Je ne veux pas mourrir ici !

    Anny ouvrit ses grands yeux, et se mordit violement la lèvre. Puis, elle sourit. Silencieusement et ouvrit la porte.

- Si tu pars... Je le dirai à Max, murmura-t-elle en jouant de ses longs cils aux arabesques angéliques.

- Pourquoi ?

- Pourquoi quoi ?

- Pourquoi, tu veux me garder, ici avec toi ?

    Les joues d'Anny s'empourprèrent et elle tourna la tête vers le grand couloir blanc.

- Ann.

- Ann ?

- Je m'appelle Ann, marmonna la jeune fille en mordillant son ongle brillant.

- Je sais...

- Ne trouves-tu pas que ça sonne mixte ?

    Yeardley la regarda.

- Non... Qu'est-ce que tu racontes ? Il saisit son sac de voyage dans un geste hésitant. Il ne voulait pas savoir. Je dois y aller maintenant...

- Ca aussi, tu ne veux pas l'admettre... Elle referma la porte d'un geste sec et le regarda.

    Ses longs caressèrent les boutons de sa jolie robe parisienne. Elle éclata de rire et continua :

- Mais tu ne pourras pas toujours...

    Yeardley la poussa violement contre le mur et ouvrit la porte pour partir en courant vers le toit. Yellow sursauta en le voyant débouler sur la gigantesque terrasse et hurla. 

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- Je... Il réfléchit. Je passai par là et je suis tombé... soupira Yellow en croisant et décroisant ses doigts clairs.

- Tu as des mains pour faire l'amour O:

    Le jeune homme le dévisagea et s'approcha de lui, en souriant.

- Je suis l'amour universel ! =D

    Yeardley éclata d'un rire franc et caressa du bout de ses doigts la chair clair de ses lèvres souriantes.

- Emmene-moi avec toi.

- Ce n'est pas une bonne idée...

- De toute manière, je serais là où toi tu seras que tu le veuilles ou non ! =)

- Je ne comprends pas...

- Ce soir, alors. Mais j'aurai beaucoup aimé faire le voyage avec toi.

- Yeardley ?

- Hum ?

- Tu ne me caches rien, n'est-ce pas ?

- Si, je te cache plein de choses ! =D

    Yellow roula des yeux et se laissa tomber sur la pierre glacée.

- Au fait. Qu'est-ce que tu avais ?

- Une folle envie de jouer avec le Diable, dit-il, malicieusement.

- Ah ah ah ah... --' Sérieusement.

- Un ennui...  Yellow, murmura-t-il sur le ton de la confidence.

    Il serra les doigts du démon un peu plus fort contre son coeur et sourit.

- Oui ?

- Est-ce que c'est vrai ?

- Quoi donc ? O:

- Ce qu'Anny a dit...

    Yellow le regarda en fronçant les sourcils, et caressa ses paumes pâles comme la neige.

- Tu le sais très bien... 

- Non, c'est faux. Il lâcha ses mains et pointa son regard, vers le Golden Gate en souriant.  Je t'aime, vraiment.

- Non... Pas comme ça, lança Yeardley ses yeux brillants.

- Euh... Yeardley... Je suis un démon.

- Et ?...

- Euh !

- Aurais-tu peur de moi ?

- NON ! Mais... Tu ne comprends pas. Il embrassa sa joue et se recula. Je suis marié, j'ai des enfants et de grandes responsabilités. Oublies-moi et va avec. Il hésita un instant. Ta copine.

- Arrête de lire dans mes pensées.

- Je fais ce que je veux...

- Non, tu fais ce que je veux...

    Yellow éclata de rire et murmura :

- Tu te trompe...

- Alors pourquoi es-tu là ?

    Un éclat de rire. Le démon observa la jeune fille dans l'embrasure rouillée. Ses boucles rousses qui dansaient joyeusement le long de ses épaules d'or. << Tu vois, il ne t'aime pas. >> murmura Anny en riant de nouveau. << Il ne t'aime pas. >> répétait-elle en tournoyant le long de la rambarde. Yeardley eu un instant, l'envie folle de la pousser mais blottit ses mains glacées dans les poches fine de sa combinaison. << Je suis ton amie, moi. >> continuait-elle en souriant. Le vent glissa le long de ses cuisses et il rougit, se souvenant de sa tenue. Il n'avait jamais voulu que son ami le voie ainsi.

- Ne t'inquiète pas, Yeardley... Je serai toujours là, moi. Je t'aime, moi...

- Mon frère... murmura-t-il au bord de la nausée. Tu aimes mon frère, Anny... Je ne suis pas mon frère.

    Le démon fut surpris du caractère de la jeune fille. La clarté de ses yeux d'émeraudes. Il l'admira. Sa petite silhouette qui dansait le long du vent tout en rondeur. Elle releva, faisant glisser ses boucles d'ocres le long de son dos et sourit à Yellow.

- Ann.

- Yellow. Enchanté... marmonna le jeune homme.

- Restes avec moi, supplia la fillette en fixant Yeardley.

- Oh c'était pour ça...

- Tu es mon meilleur ami, continua Anny en se serrant contre lui. Et je t'aime presque, ce qui est déjà beaucoup plus que cet imbécile !

- Merci pour l'imbécile, marmonna-t-il... Il sourit à Yeardley et se releva en riant. Au revoir.

- Vous vous en allez ?

- Oui. Adieux, Yearldey.

    Il se laissa tomber le long de la façade clair et Yeardley hurla :

- A TOUT A L'HEURE !

    Anny soupira et pesta :

- Ah ! Yeardley --' J'en ai marre de passer pour la méchante, pour le rendre jaloux O: En plus, tu as été très méchant avec moi. JE REMARQUE ! Comment as-tu osé me parler de ton frère --' Comment as-tu osé ? Ah ! Yeardley...

- Pour la chambre. On est quitte.

- C'était pour me mettre dans mon personnage, crétin ! CRETIN ! CRETIN ! CRETIN !

- T'en as trop fait, ça m'a fait peur !

- Tu as peur de tout, de toute façon...  En plus, j'allai te montrer mon corps pur et innocent...

    Yeardley soupira et dévala les escaliers. Plus jamais il ne demanderait l'aide d'Anny, en réalité.

- Gardes ça pour mon frère, cria-t-il du couloir clair.

- CRETIN ! 

 

 

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Trinquons l'ami !  (Les Saxophones d'Octobre) posté le dimanche 22 juillet 2007 19:46

- Oui, donc Parn. (: Enfin... Tu vois ?

- Voir quoi ? demanda Silk, ses yeux rouges scrutant les joues pâles du garçon.

- Il est mignon, non ?

    Silk caressa le verre en souriant et avala une gorgée du liquide ocré. La mousse s'empara de sa langue et il apprécia le goût silencieusement.

- Oui... Plutôt.

- Il est célibataire, continua Airy en jouant de ses doigts au goulot d'une bouteille d'eau minéral.

- Et ?...

- Et bien. Vous feriez un charmant couple ! :D

    Le démon s'étouffa et toussota, son visage blanc comme le lait.

- Pardon ? Je veux dire...

- Je sais que je me mêle de ce qui ne me regarde pas, Silvain. Mais je trouve vraiment que vous seriez charmants, tout les deux.

    Airy l'observa une fois de plus. Les mots avaient dansés sur sa langue et courut jusqu'à ses lèvres sans préambule. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais la phrase avait laissé un goût amer. Silvain & Parn... Il sourit tristement en plongeant ses doigts dans la chevelure sombre de son vis-à-vis.

- En fait... Il rougit. Si je devais aimer un garçon... Vous seriez plutôt mon genre, balbutia Silk en rougissant à souhait.

    Airy sourit et pressa ses doigts ronds contre ses tempes.

- Vous êtes la première personne qui me dites ça.

- Je ne serai sûrement pas la dernière, continua Silk en fermant ses yeux clairs.

    Des bruits dans l'escalier. Faye toussota. Airy sursauta et lui sourit.

- Je parlai avec Silvain... =D

- Je sais --' Elle fusilla du regard le jeune homme. J'espère que tu ne l'embêtais pas, Airy...

- Euh ! Non, je ne crois pas, non... Il regarda Silk, curieux.

- Non... Nous faisions connaissance.

    Faye sourit malicieusement et ajouta :

- Oui... Hier, ce fût trop furtif.

- Au fait... Où est la petite fille, demanda Airy, ses grands yeux bleus palpitants.

- Il faut demander à Silvain --'

- Euh ! Il rougit. Je l'ai vu partir... marmonna-t-il en baissant les yeux vers son verre.

- Oh... J'espère qu'elle rentrera bien.

- Oui, sourit la jeune fille en serrant la petite main fine.

    Airy tourna sur lui-même ses longs bras blancs longeant les murs de la maison. San Francisco. Au loin, se découpait le Golden Gate, masse rouilleuse dans l'immensité bleuté. Il sourit et chanta. Silk, perché au balcon, le regardait encore un peu.

19 : 00.

      L'horloge sonna fort et Airy s'arrêta. Ses longs doigts pâles caressèrent le vent. Silk l'appela, il releva la tête. Ses cheveux bruns longèrent ses joues blanches et il regarda une dernière fois le grand pont. Inlassable, masse rouilleuse dans l'ocre de la soirée.

- Ton plan ? --' demanda Faye, en fermant la porte à double tours, un sac de voyage sur l'épaule et une valise à la main.

- Je ne sais pas, chantonna Airy en souriant.

    Elle le fusilla du regard.

- Et tu as l'intention de faire comment ? --'

- Je comptais sur toi !

- Ai...

- Parce que tu es trèèèèèèèèèès intelligente, la coupa le jeune homme en serrant fort la main du dit Silvain.

    Faye se tût et avança d'un pas sec.

- Nolan va bien ? =D

- Hum...

- Qu'est-ce que tu es méchante ! O:

- Nolan ? demanda Silk ses sourcils bruns s'arquant.

- Oui, Nolan ! Tu connais Faye mais tu ne connais pas Nolan ? O:

    Faye cogna son genoux et lui sourit ironiquement.

- Je te conseille de la fermer --'

- Mais... O:

- Mais ?

- ...

- Airy ?

- ... 

    Silence. La jeune fille claqua de ses doigts. 

- AIRY ! è_é T'endors pas, crétin !

- Les sédatifs, hurla le garçon en serrant les doigts de Silk si fort qu'il grimaça de douleur.

- J'ai la main cassée --' cria le démon en le dévisageant.

- Oh désolé ! Mais Faye... Tu as honte de Nolan ?

- Non...

- Mais... Pourquoi ?

- Nolan par ci, Nolan par là... Tu peux pas arrêter de me parler de lui --'

- C'est ton copain ? marmonna Silk, en tremblant légérement. 

    La jeune fille s'arrêta pour le regarder et Airy sourit avec ravissement.

- Oh oui ! Faye crèèèèève d'amour pour Nolan, mais il a peur de lui dire ;D

- TA GUEULE ! è_é

- O: Tu vois ?

- Je vois, affirma Silk en la fixant.

- Mais...

    Elle gémit et avança, en pestant contre son ami.

- Nolan est très gentil contrairement à Faye... Et comme Faye est trèèèèèès contradictoire... C'est pour ça qu'elle l'aime ;D Nolan est adorable. A-DO-RA-BLE ! Adoraaaable ! : D

- Nolan est un ami ! hurla Faye en tortillant ses mains.

- Grand Dieu ! Elle l'a dit O:

- Tsss... --'

- Tu vois ? O: lança Airy.

- Je vois, répondit Silk en serrant ses doigts contre les siens.

- Petits poneys ! (8) 

 

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Trinquons l'ami !  (Les Saxophones d'Octobre) posté le mardi 24 juillet 2007 16:08

- Boucles tes valises et casse-toi, grogna Ann en rongeant maladivement son vieux stylo bic.

    Yeardlay éclata de rire.

- Tu viens de te faire opérer de l’appendicite, je te signale…

- Merci, je ne savais pas, marmonna-t-elle en rangeant le journal dans le tiroir de la petite commode.

- Au revoir, Ann… Il sourit.

- Bye bye, maugréa son amie.

- Ann.

- Hum ? Elle se retourna, l’air agacé.

- Tes cheveux…

- Quoi ? Mes cheveux ? --

- Ils sont vraiment roux ? O:

    Ann sourit et soupira.

- Non, je suis brun --'

- Tu me montreras ?

- Quand ?

    Ses jolies boucles rondes dansèrent sur ses épaules et elle traça une croix de son pied nu sur le dallage blanc. Il caressa ses petits doigts et sourit.

- Plus tard.

- Plus tard quand ?

- Quand tu seras sortie de l’hôpital :D Guéris vite, alors.

- Pour te voir plus rapidement ? Rêve --' Je vais contracter une maladie incurable si tu continues de me menacer de la sorte, mon cher…

- Je t’amènerai mon frère !

    Il éclata de rire et referma la porte sans bruit.

- CRETIN ! è_é

    Maximilien s’arrêta en croisant la silhouette fluette. Elle le regarda, ses joues blanches brillantes comme la lune. Il rit doucement. Ses boucles grises encadrait joliment son visage pâle et fatigué. La jolie veuve des couloirs, avait-elle était surnommée par les docteurs et les infirmiers. La jolie veuve des couloirs, se répéta le jeune homme en souriant. Ses deux grands yeux noirs palpitèrent et elle ouvrit la bouche. Il hocha la tête et lui sourit en ouvrant la porte du vieux débarras. Elle soupira de soulagement. La vieille dame aimait longer les couloirs.

- Mme Jason, murmura Yeardley en serrant un peu plus fort sa petite valise.

    La vieille femme sursauta dans un souffle désespérant. Elle se tourna d’un pas vis vers le garçon et le scruta, silencieuse.

- Qu’est-ce que tu fais là ? pesta-t-elle en observant d’un œil douteux la vieil porte du débarras. Max est juste là… Si il te voit, il va te tuer…

- Oui, justement… marmonna Yeardley en souriant. Je pars.

- Mais…

- Non. Je reviens… Ensuite.

- Ensuite ?

- Oui, souffla-t-il. Pour vous, Anny et Max et puis… Les autres, aussi.

- Tu y vas vraiment ? demanda la vieille femme en tortillant ses vieux doigts.

- Oui, oui. J’y vais vraiment.

- Tu verras sûrement Hert.

- Je lui parlerai de vous.

- Emmènes-moi avec toi.

- Euh… C’est-à-dire que…

    La vieille femme caressa ses lèvres de son index gracile.

- S’il te plaît…


- Ce n’est pas le club Med, marmonna Yeardley en mordillant ses lèvres. Yellow va me gronder --' Il va sûrement dire des choses comme... << Mon Dieu ! Ce gosse est une véritable vermine qu'il faut éliminer... >> Et... Et... Il m'enfermera dans sa chambre et... Je serais son... Hey mais... Yellow énervé, moi, une chambre... *-* Oui, mon petit. Ce sera vraiment très bien. AHAHAHAHA !

- Yellow ? O:

- Yellow ! --'

- Quel nom bizarre !

- … ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE ET CREVEZ COMME UNE VIEILLE VACHE QUE VOUS ETES ICI ! è_é

- Ah… --' C’est lui ?

- Qui ça lui ?

- Ton amoureux, pardi --'

- Euh… Ca se voit tant que ça ?

- Olalala… Yeardley.  Dans quoi tu t’es encore fourré ? Allez, sois cool, amène moi avec toi ! O:

- Non.

- Pitié !

- Quand je dis non, c’est non ! Je ne changerai pas d’avis ! N’insistes pas ! O: Je suis intransigeant !

 

Une demie heure plus tard.


- Euh… Tu ne m’avais pas dit qu’ils seraient deux, marmonna Faye en fusillant Airy du regard.

- Mon cher garçon ! O: Il se tourna vers Yeardley. BONJOUR, mon ami ! Il embrassa la main de la vieille dame. Enchanté, belle imprévue.

- Foutu con --' maugréa la jeune fille.

- Euh… Il t’a traité de garçon, murmura Silk, suspicieux.

- … --' BOULET !

- Chuuuuut ! Tu vas nous faire repérer :x lança Airy en posant un doigt sur sa bouche.

- Je vais le tuer… --'

- Bonjour monsieur l’alcoolique ! ajouta Yeardley en souriant fièrement.

- Alcoolique ? demanda Silk.

- Que c’est classe, chantonna Airy en serrant fort les mains de la vieille.

- Euh… Tu trouves, vraiment ? --' marmonna la jeune fille.

- Je crois que c'est un truc de garçon, murmura le démon.

    Airy éclata de rire. 

- è_é Tu ferais mieux de te taire, Silk, là, tu vois... pesta-t-elle

- Elle vient avec nous ? Il sourit à Mme Jason.

- C’est parce qu’elle sait insister, hurla Yeardley en la fusillant du regard.

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